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IL TORRIONE

Il Torrione

Pinerolo (Torino)

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  • Il Torrione

    Situé dans l’un des parcs privés les plus grands du Piémont, il présente une image qui est le résultat des interventions effectuées dès le début du XIXème siècle. Ces travaux impliquent un vaste territoire avec l’objectif d’isoler la résidence seigneuriale des fermes médiévales. Ils sont en outre la conséquence d’un sérieux travail de projet de la part de techniciens et de commanditaires : des œuvres documentées par des dessins conservés dans les archives et rédigés non seulement par les architectes Ignazio Michela, Antonelli, Mainoni et Clerichetti mais aussi par le paysagiste allemand Xavier Kurten.

    Le complexe du Torrione est connu dès le Moyen Âge et le dessin le plus ancien (Bertino Rivetti, 1558) représente un donjon avec une tour crénelée ceinturé de murailles aux tours cylindriques. Puis une chapelle sera également mentionnée: dans les souterrains du palais, on peut encore voir les remparts escarpés du donjon médiéval.

    Au XVIème siècle, la propriété passe de Renato de Challant à Gladio de Cordone pour arriver aux Trucchietti qui transforment les structures productives du domaine. Vers le milieu du XVIIème siècle, elle passe aux contes Canera de Salasco. Ces derniers effectueront au cours de deux siècles des travaux qui aboutiront au XIXème siècle à l’image actuelle de la propriété. En 1856, elle fut achetée per le marquis Leone Doria Lamba de la famille des Doria de Genes. L’agencement noble des formes architecturales, décoratives et environnementales du Torrione se produit à l’époque de Charles-Albert quand au-dessus du vestibule (aux pilastres et aux niches étayés par une installation du XVIIème siècle) il fut réalisé une salle de bal au plan ovoïde et au sol en mosaïque marmoréenne selon la conception de Pelagio Palagi alors que les voûtes des salles adjacentes furent décorées avec des thèmes inspirés à la mythologie.

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    Le Parc

    Un dessin daté du 28 mars 1835, approuvé à Racconigi par Kurten nous fournit non seulement une idée précise sur le développement que le parc devait avoir mais également des données sur la résidence même qui dans ces années-là prenait sa forme actuelle. En effet, la demeure constitue un élément unitaire avec le parc et les jardins qui l’entourent. Le parc véritable s’étend au sud du palais jusqu’à un «saut de loup» (ou ha-ha) projeté au bord méridional afin de ne pas interrompre avec le mur de clôture la vue de la nature apprivoisée qui poursuit son chemin pour embrasser le panorama de la campagne vers le Chisone: Xavier Kurten fournit plusieurs dessins sur le parc parmi lesquels le projet pour le «temple celtique» à dresser sur les berges du lac (actuellement égayé par la présence d’une belle famille d’oies) et sur la maison du garde-chasse.

    Le dessin du parc est marqué (comme la plupart des projets de Kurten pour la cour de Savoie et pour la noblesse du règne) par le modèle romantique anglais où la nature est «recrée» pour exalter les valeurs de l’environnement, avec des cônes visuels qui se développent parmi les bosquets réalisés il y a 180 ans, autour de la grande pelouse en face du palais, où un beau troupeau de moutons Texel pâturent. Les bosquets des alentours traversés de petites allées qui forment les aperçus embrassés par le regard du visiteur, hébergent de nombreux arbres anciens : outre les grands chênes, les tilleuls, les marronniers d’Inde nains, les platanes, les pins d’Autriche, les frênes, les thuyas, les Ginkgo biloba, les cyprès chauves, les magnolias, les peupliers, les charmes, les tulipiers, les cèdres du Liban ; également des Diospyros virginiana (les plaqueminiers américains hauts plus de 20 mètres), des pins, des cèdres, des sapins, des cryptomérias ; et de plus récente implantation de «rénovation» comme les houx et les bambous et – pour le dire à la manière de Paolo Pejrone – les «touches légères de groupes blancs d’hortensias» Hydrangea arborescens ‘Annabelle’ qui rendent plus éclatantes les zones ombragées ; alors que les Hydrangea arborescens ‘Mme Émile Mouillère’ décorent les espaces voisins de la demeure. Au nord de cette dernière, le dessin se fait plus formel avec la vaste pelouse elliptique en ligne avec la longue et ancienne allée de charmes, préservée dans la conception de Kurten et, à l’arrivée, à l’entrée principale du vestibule de la demeure, disposée côte à côte – dans le coin – la chapelle nobiliaire qui a accueilli dans les siècles les événements importants de la famille.

    Le parc du Torrione est un grand jardin italien.

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    Xavier Kurten

    Né à Brühl, près de Cologne, vers la fin du dix-huitième siècle, Xavier Kurten, porte-parole de l'esprit romantique, apporta le goût pour le jardin dans le Piémont qui était déjà profondément ancré dans toute l'Europe et particulièrement en Angleterre. Le modèle français classique, jusqu'alors dominant et à égalité dans les jeux basés sur la perspective axiale, a ainsi laissé la place à un goût pour le jardin d'art : ce ne sont plus la symétrie et l'axialité qui annulent la nature, mais une combinaison apparemment «spontanée» d'architectures et d'arbres pour embellir et valoriser l’espace. Le jardin devient un chemin fait de successions de scènes soigneusement étudiées et conçues pour évoquer des émotions.

    Pendant ses années de présence dans le Piémont (1812-1840), Kurten a conçu de nombreux jardins, quatre propriétés de la maison de Savoie (les parcs rattachés aux Châteaux de Racconigi, Govone, Aglié et Pollenzo) et plusieurs ayant appartenu à plusieurs familles nobles du Piémont, y compris le Torrione à Pinerolo.

    Les caractéristiques du travail de Kurten sont la variété et la qualité des plantes, soigneusement choisies à chaque niveau de la composition ; les groupes d'arbres disposés en cercle ; les grandes étendues de pelouse que l'on voit en marchant le long des sentiers reliés par de nombreux parcours transversaux et le lac de forme irrégulière avec son îlot. Ses créations comptent également des ombres épaisses et des sentiers évoluant au milieu de la végétation qui réveillent «une douce émotion, un plaisir pacifique et durable» (Ercole Silva).

    Sa collaboration avec l'architecte Ernesto Melano et le sculpteur et architecte Pélage Palagi qui travaillaient à la cour du roi Carlo Alberto conduira les milieux culturels du Piémont à se rapprocher des goûts européens, dont le romantisme était le phénomène dominant et l'attention pour l'art des jardins sa manifestation directe.

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    Les Hortensias

    Les Hydrangea, communément appelées hortensias poussent à l'état naturel en Asie et sur le continent américain.
    En Asie, le Japon est le pays d'origine des espèces et des cultures de H. macrophylla e H. serrata. Il y a aussi de nombreuses espèces en provenance de Chine et du Tibet.
    Les H. arborescens, le H. quercifoliaet les H. radiata sont originaires d'Amérique du Nord.
    Le seul hortensia originaire du Mexique est le H. Semannii.

    Les Hydrangea se présentent comme des arbustes ligneux, dont l'écorce tombe avec l'âge. La majorité a un port dressé. Les plus grands peuvent atteindre douze mètres de haut et les plus petits font moins d'un mètre.
    Les feuilles, généralement caduques (à l'exception de H. Semannii) sont toujours opposées. Les fleurs sont, en réalité, des inflorescences formées par des fleurs fertiles au centre et des fleurs stériles le long du bord externe. Les premières sont plus petites, les deuxièmes plus grandes et plus voyantes, grâce aux sépales de couleur plus développés. Les inflorescences peuvent être de forme plate ou sphérique en forme de panniculus. Dans la nature, la majorité des espèces ont des inflorescences plates avec une majorité de fleurs fertiles. Les variétés horticoles ont, cependant, le plus souvent une forme globulaire avec une majorité de fleurs stériles.

    Les couleurs des hortensias vont du bleu au rouge, en passant par toutes les nuances intermédiaires possibles, du plus clair au plus sombre, mais il n'y a ni jaune, ni orange. Le blanc est le résultat de l'absence de pigments et, dans le cas où il y a une légère présence de chlorophylle, peut devenir ivoire ou verdâtre.
    La couleur varie en fonction de l'acidité du sol : dans une terre très acide les fleurs seront bleues, dans une terre moins acide, elles auront des nuances de violet ou de mauve. En fait, ce n'est pas l'acidité du sol qui fait varier les pigments vers le bleu, mais l'aluminium qui peut être assimilé par les racines en présence d'un sol acide. Dans les sols presque neutres, les couleurs seront roses ou rouge.

    PÉPINIÈRE DE ANNA PAYRON

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    Informations et initiatives

    Le Parc est ouvert tous les jours d'avril à octobre avec les suivantes heures d'ouverture : 10h00 /12h00 - 15h00 /18h00
    Entrée : € 5 par personne – Entrée gratuite pour les enfants jusqu'à 8 ans.
    Des visites guidées sont organisées sur demande pour des groupes de minimum 20 personnes. Réservation obligatoire. Entrée : € 8,00 par personne.

    Pour plus d'informations sur les événements ou les projets et pour recevoir la newsletter, veuillez envoyer un courriel à :info@iltorrione.com et prenotazioni@iltorrione.com, avec en objet “Demande mise à jour projets”. Au cours de l'année, vous trouverez toutes les informations sur les projets spéciaux et des ouvertures exceptionnelles sur notre page Facebook.

    Demeure Historique Il Torrione
    "Maison d’Hôtes"

    Via Galoppatoio 20, Pinerolo (Torino)
    Informations et réservations: Tel. +39 0121 322616 - Fax: +39 0121 323358
    info@iltorrione.com - prenotazioni@iltorrione.com